Le SIRTOMM
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Chauffeur Evolupac

Chauffeur Evolupac





METIER D'AVENIR


Plus propre, plus rapide, plus économique : il semblerait que la collecte des déchets en conteneur semi-enterrés ne comporte que des avantages… Mais que serait-elle une fois de plus sans les hommes qui l’accomplissent ? Reportage au cœur du métier de grutier…

Claude, grutier au SIRTOMM depuis 2004, commence la journée par l’inspection de son principal outil de travail : un 32 tonnes répondant au doux nom d’Evolupac. «Un camion maniable, sûr et efficace, témoigne-t-il. C’est vraiment du bon matériel. La télécommande permet d’éviter les risques d’accident ». Car avant, les manettes étaient situées sous le camion et il fallait travailler sous la charge, c’était très dangereux !

1000 conteneurs semi-enterrés en Maurienne
Il est cinq heures du matin. Les 8 chauffeurs-grutiers que compte désormais le SIRTOMM partent à l’assaut du millier de conteneurs semi-enterrés (CSE) de Maurienne, situés principalement en station. Nous sommes en pleine saison hivernale et le rythme est soutenu : « Nous devons monter collecter dix fois par quinzaine au Corbier et à la Toussuire, alors qu’en basse saison, une fois suffit sur la même période ! » témoigne Eric Dubois, employé au SIRTOMM depuis 1999. Quelque 2 000 tonnes de déchets seront ainsi collectées pendant la saison touristique hivernale… Mais que deviennent les Evolupac à compter du printemps ? «L’un de nos camions possède un système permettant de changer de chassis afin de collecter les bennes de déchèterie, renchérit Aurélien. Les trois autres camions continuent de tourner en station et sur le bas de vallée».

Un planning variant au gré des saisons
Car les grutiers assurent trois types de collecte : les conteneurs semi-enterrés, les cloches de tri sélectif et les bennes en déchèterie. Un planning qui varie en fonction des saisons : « Ca évite la routine, assure Eric. Personnellement, c’est un travail qui me correspond tout à fait : on travaille seul et on gère notre tournée». Travailler seul comporte quand même quelques inconvénients, dont témoigne Claude : « L’année dernière, j’ai eu un accident à 6 heures du matin en glissant sur le sol gelé : il n’y avait personne pour me redescendre à Saint-Jean ! Je me suis débrouillé comme j’ai pu…  »

Et toujours des incivilités
En plus de ces risques, il y a les véhicules mal garés qui empêchent la collecte, les conditions météorologiques difficiles et, bien sûr, les incivilités : «Le coup classique, témoigne Eric, c’est une personne qui a la flemme d’ouvrir le couvercle et qui dépose son sac à côté du conteneur. Du coup, tout le monde fait de même, croyant le conteneur plein, alors qu’il est complètement vide». Il y a aussi ceux qui prennent les conteneurs pour des mini-déchèteries : « On retrouve de tout, poursuit Eric. Des matelas, des skis. Même des éviers et des bidets ! » Des déchets qui bloquent tout le système de déchargement, retardant considérablement la tournée et abîmant le matériel !

Vers un développement des CSE en bas de vallée
Les usagers devront pourtant se familiariser avec ce type de contenants : le SIRTOMM prévoit en effet leur développement dans toute la vallée. «Outre leurs avantages en terme de propreté (fini les sacs poubelle déposés sur le trottoir et éventrés dans la nuit !), la collecte en CSE présente l’avantage d’optimiser le pôle collecte » assure Pierrick Bardin, responsable des collectes sélectives. En effet, le volume d’ordures ramassé est supérieur à une tournée classique et le personnel est réduit de 2/3 ! « Les ripeurs seront donc affectés à de nouvelles missions (entretien, collectes spécifiques), poursuit-il, et certains auront la possibilité de passer leur permis PL et leur habilitation grue afin de renforcer le personnel apte à manipuler les camions-grues ». Grutier ? Un métier qui a visiblement de beaux jours devant lui !
 


10 TONNES DE DECHETS COLLECTES PAR JOUR !

Par Claude Sandon

 





« Arrivé sur un point de collecte, je positionne correctement le camion, je descends et mets les béquilles pour le stabiliser. Je prends la télécommande, déplie la grue et attrape le conteneur. C’est un travail précis, minutieux. Le Kinshöfer est un système permettant de maintenir le conteneur tout en vidant son contenu dans la trémie. Je collecte 50 conteneurs par jour en moyenne, soit jusqu’à 10 tonnes d’ordures ménagères ou 5 tonnes de tri sélectif »



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