Le SIRTOMM
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Pôle technique

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LA MEMOIRE DU SIRTOMM 


Il est là depuis les débuts. Gérard Vignoud, 28 ans de SIRTOMM, fut le premier directeur technique du syndicat. De la mise en décharge aux containeurs semi-enterrés, c’est toute l’histoire des déchets en Maurienne qui prend forme lors de notre discussion sur le site de l’ancienne décharge à ciel ouvert de Saint-Julien-Montdenis…

« Le plus passionnant, dans notre métier, est d’observer l’évolution des comportements… » C’est vrai qu’en 28 ans, Gérard a eu le temps d’en voir, en la matière ! En 1972, à la création du syndicat, les déchets de Saint-Jean-de-Maurienne étaient juste broyés et mis en décharge sur le site des Fontagnieux, l’actuelle déchèterie de Saint-Julien-Montdenis. “Tout était déposé là, en vrac et à ciel ouvert, sans aucun tri préalable”, se souvient-il. Depuis, le site a été réaménagé et recouvert d’une épaisse couche de terre, dernier vestige de cette époque archaïque.

Les temps anciens

Gérard arrive au SIRTOMM en 1984, lors de la création d’un poste de technicien territorial. “Avant cela, j’étais responsable technique à la commune d’Orelle”. Dès son arrivée, les choses commencent à bouger, puisque le SIRTOMM acquiert la compétence collecte pour une vingtaine de communes. Ils sont alors 8 à assurer les tournées et sa mission se déroule autant sur le terrain qu’au bureau : il encadre les agents, coordonne les tournées, établit des bilans d’exploitation, suit le fonctionnement de l’usine de broyage… “J’étais en contact avec les communes, j’organisais le fonctionnement du service, les plannings de collecte, la gestion des équipes et les remplacements de dernière minute…”. Progressivement, d’autres communes se rattachent au syndicat et une première déchèterie est créée à Saint-Julien-Montdenis en 1986. “Enfin, en guise de déchèterie, il s’agissait d’une seule benne à ferraille… “ sourit-il. En 1990, la collecte des encombrants se met en place au fur et à mesure sur les différentes communes du SIRTOMM, en raison du trop grand nombre de décharges sauvages sur le territoire. “Nous avions fait des tracts que l’on distribuait dans les communes, se souvient Gérard. Nous avons expliqué aux gens qu’il fallait commencer à avoir le réflexe déchèterie …“. Puis tout est allé très vite : passage de la collecte “en sacs posés par terre” aux bacs roulants, ouverture d’autres déchèteries, installation des premiers conteneurs à verre, abandon de la décharge, mise en place de l’incinération à Chambéry, collecte sélective et plus récemment recyclage des déchets électriques… “Mon travail a toujours consisté à anticiper et gérer les changement inhérents à la modernisation des collectes et du traitement des déchets” reconnaît-il.

Les temps modernes

Le premier poste de directeur n’a été ouvert qu’en 2006, poursuit-il. Avant cette date, j’étais le seul technicien en contact avec les élus pour les orienter dans leurs choix en matière de politique déchets”. En clair, il proposait les grands axes de développement, et les élus validaient ou non ses préconisations. “Depuis l’arrivée d’un responsable de la collecte sélective, et d’un directeur, je souffle un peu”, nous confie-t-il cependant. Aujourd’hui, sa mission est beaucoup plus sur le terrain : “Disons que je veille à améliorer la qualité des collectes en général et au bon fonctionnement des équipes”. Gérard intervient également dans le contrôle des bennes, le calcul des tonnages de déchets, la répartition des différents flux. Lors de la création d’une nouvelle déchèterie, il apporte ses connaissances techniques au niveau du fonctionnement. Et il lui arrive même de faire des remplacements de dernière minute en déchèterie ou comme ripeur. “Ce dernier point est essentiel pour appréhender le travail du personnel sur le terrain, se rendre compte de leur quotidien”, reconnaît-il.

Les faits les plus marquants de sa carrière ?

La création des déchèteries et la mise en place de la collecte des emballages sont pour moi les principaux bouleversement de ces 30 dernières années…” Mais les choses continuent d’évoluer comme l’attestent la modernisation des collectes et le développement des conteneurs de grands volumes. Et les usagers vont devoir s’habituer au fait de ne plus déposer leurs ordures devant leur porte, mais de se rendre au conteneur semi-enterré le plus proche… Gérard reste néanmoins confiant sur l’évolution des mentalités en matière de déchets “Si l’on nous avait dit dans les années 70 qu’un jour, on récupèrerait les bouteilles en plastique lors de collectes spécifiques ! plaisante-t-il. Aujourd’hui, ce geste est tellement évident !”. Rendez-vous dans 30 ans ?!


 

Bernard Gros, acolyte de Gérard depuis 1985





Avant cette date, Bernard fut conducteur d’engins dans le bâtiment, puis encadra des jeunes dans une structure d’insertion. Il fut embauché au SIRTOMM comme chauffeur. Il est aujourd’hui responsable d’exploitation. Tous les matins, il prend son poste à 5 heures, en même temps que les agents de collecte. Son premier geste : la consultation de son répondeur, l’informant des bennes de déchèterie à évacuer dans la journée et à transférer sur les différentes plateformes de recyclage. « Je veille ensuite au départ des collectes et au bon déroulement des tournées ». Puis il contrôle les heures d’embauches et recense les points noirs des collectes. En fin de matinée, il s’assure, au retour des véhicules, de leur bon état de marche. Il suit également l’entretien des bennes de collecte et de tous les autres véhicules. C’est lui, par exemple, qui élabore la situation des stocks pneumatiques des poids lourds. Coté administratif : il valide les congés payés des agents et leur transmet l’état de leurs heures supplémentaires… Les nouveaux locaux du SIRTOMM ont l’air de lui convenir parfaitement : « Ca change vraiment nos conditions de travail, nous confie-t-il. Tous les véhicules peuvent être garés à l’intérieur du bâtiment, et le personnel dispose désormais d’une salle d’embauche, de douches et de sanitaires convenables ». Dans les années 90, c’est lui qui remplaçait Gérard lors de ses congés… Ce dernier reconnaît d’ailleurs l’importance de son travail : « Bernard, c’est l’homme toujours disponible : jour, nuit ; samedi, dimanche… Panne de camion, remplacement d'un agent manquant... Jusqu'à la mise en place d'une astreinte (très récente), Bernard a toujours été là pour rendre service ».



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